Le contexte mondial actuel, avec la guerre aux portes de l'Europe, oblige à repenser notre modèle économique. Ce modèle était fondé essentiellement sur l'énergie carbonée pour assurer la pérennité et la compétitivité de nos industries. Comment limiter l'impact de l'explosion des prix de l'énergie ? Comment concilier performance économique, sécurité et développement durable ? Quels sont les financements et aides publiques disponibles pour vous accompagner ? Apave vous aide à identifier et déployer des actions concrètes et pérennes qui s'inscrivent dans un plan d'actions sobriété et d'engagement en faveur de la transition énergétique...

Pourquoi parle-t-on de sobriété énergétique ? C'est quoi la sobriété ?

Un plan de sobriété recense et énumère la liste des mesures à court, moyen et long termes, à adopter par chaque acteur économique pour répondre à l'objectif de sobriété énergétique demandé par le gouvernement. La mise en place d'un plan de sobriété économique, par des mesures immédiates, doit permettre de limiter l'impact de la hausse exponentielle du prix des énergies

Les entreprises sont au premier plan de cet enjeu sociétal. Il est dès à présent nécessaire de définir des plans d’actions, plus respectueux de notre environnement, pour tenir compte des exigences d’une croissance durable et d’une diminution de notre consommation énergétique. Si ces changements profonds se réaliseront sur un temps long, il est incontestablement possible et urgent d’agir immédiatement, comme le préconise le plan de sobriété énergétique rendu public par le gouvernement le 6 septembre 2022.

Le Groupe Apave, en France et à travers le monde, s’engage aux côtés de ses clients dans la voie de la transition énergétique, et plus globalement vers une approche vertueuse d’une croissance associée au développement durable.

Sobriété énergétique : tous les acteurs économiques sont concernés !

L'ensemble des acteurs économiques tous secteurs d'activités confondus, les collectivités locales et territoriales, la grande distribution, les acteurs du numérique entre autres, sont aujourd'hui contraints de décliner des plans d'actions en faveur de la sobriété énergétique.

Que certaines mesures soient de portée immédiate, une réflexion, plus globale sur l'efficacité énergétique, doit être menée sur la transformation des process, à long terme avec le triple objectif d'économiser l'énergie, de limiter l'impact environnemental, enfin de permettre la pérennité des activités.

Favoriser le mix énergétique et développer les énergies renouvelables

Diminuer l'empreinte carbone et réduire les émissions de gaz à effet de serre

Accélérer la décarbonation des industries pour atteindre la neutralité carbone fixée en 2050

Chiffre 4 vert

Sensibiliser les équipes à la transition énergétique

Sobriété énergétique : par où commencer ?  Quels sont vos leviers d'action ?

Parce que la sobriété énergétique est prioritaire dans vos prises de décisions à venir, il nous a paru essentiel de vous accompagner dans votre réflexion avec la publication d'un guide pratique qui vise à partager avec vous des leviers tangibles d’actions à portée économique et plus globalement à maitriser votre impact environnemental. Télécharger le dès maintenant !

Les spécialistes Apave vous accompagnent pour mettre en place :

  • un plan de performance énergétique (PPE) efficace.
  • un système de management de l'énergie selon la norme ISO 50001

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Besoin d'être accompagné(e) ?

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Vous avez une question, une remarque ou besoin d'un conseil ? Les experts Apave vous accompagnent pour viser la sobriété énergétique !

Sobriété énergétique : nos réponses à vos questions !

  • L'objectif de réduction de 10% de la consommation en 2024 par rapport à 2019 concerne-t-il les zones hors production (bureaux, logistique...) ou uniquement les zones de production ?

    L'objectif de réduction de -10% à l'horizon 2024 par rapport aux consommations de 2019 est national et vise à mobiliser tous les acteurs économiques y compris les particuliers. Il ne concerne pas que les bâtiments, mais tous les usages du gaz et de l'électricité, donc y compris les zones hors production.
  • Quel est le créneau temporel pour cet objectif de réduction de 10 % : la période de référence se situe-t-elle uniquement sur la période hiver c'est-à-dire de décembre à mars ou est-elle annuelle ?

    Il s'agit d'avoir une vision annuelle du sujet et de prendre en compte la consommation annuelle, même si des précisions/incitations vont certainement se préciser pour la période hivernale, où les consommations sont plus importantes.
  • Concernant l'objectif annoncé de réduction de la consommation d'énergie de -40% d'ici 2050, parle-t-on toujours de 2019 comme année de référence ?

    Oui, l'année de référence est bien 2019.
  • Peut-on imaginer une obligation réglementaire suivant un référentiel ISO ou autre, pour montrer une démarche de sobriété énergétique ?

    La seule obligation réglementaire (décret et arrêté du 24 novembre 2014) concerne les entreprises de plus de 250 salariés ou générant plus de 50 millions d'euros de chiffres d'affaires avec un bilan supérieur à 43 M€, qui doivent réaliser tous les 4 ans un audit énergétique.
  • Un élargissement du périmètre des entités concernées par l'audit énergétique réglementaire (notamment pour les établissements publics) est-il en projet, au regard du contexte actuel ?

    Le projet de directive européenne Efficacité Energétique révisée prévoit que les entreprises concernées soient sélectionnées non pas sur un critère de taille ou de surface financière, mais sur un critère de consommation d'énergie.

    Dans le projet actuel de nouvelle version de directive qui pourrait s'appliquer en droit Français à partir de 2024 ou 2025, le seuil d'assujettissement serait une consommation annuelle de 10 TJ au cours des trois dernières années écoulées, en tenant compte de tous les vecteurs énergétiques.

  • Existe-t-il une trame de présentation du plan de sobriété et de contenu officiel ou par filière? Le plan doit-il être envoyé à des services officiels ou sur un site dédié ? Quels contrôles ?

    Il n'existe pas de trame spécifique. C'est une mobilisation volontaire, il n'y a pas à ce jour de contrainte ni pour la forme du plan de sobriété, ni sur l'envoi à des services officiels.

    Le dossier de presse du Ministère renvoi à une plateforme où les entreprises peuvent s'inscrire comme étant engagées dans une démarche de sobriété énergétique, selon le principe d'une charte d'engagement.

    • Pour accéder au dossier de presse

    • Pour accéder à la plateforme

  • Existe-t-il un guide méthodologique pour l'étape 1 "Réaliser ou mettre à jour son état des lieux" ?

    La méthodologie peut être celle de la norme NF EN 16247 c'est-à-dire la méthodologie de réalisation des audits énergétiques réglementaires, qui peut tout à fait être utilisée comme base pour la réalisation d'audits volontaires. Cette norme vient d'être actualisée. Elle se décline en 4 " sous-normes" par secteur :

    • une norme générique

    • une norme applicable aux bâtiments

    • une norme applicable aux procédés industriels

    • une norme applicable aux transports.

  • Peut-on considérer un PPE (Plan de Performance Energétique) comme un plan de sobriété énergétique ?

    Oui, tout plan d'action (PPE, démarche ISO 50001...) qui permet d'atteindre les 10% de réduction de la consommation d'énergie est dans le scope du plan de sobriété énergétique.

    Sur la mise en œuvre du PPE, voir notre actualité de juillet 2021.

  • Est-ce que le fait de réduire les surfaces de son parc Immobilier (impliquant une baisse de nos consommations) sera considéré et pris en compte comme démarche s'inscrivant dans le cadre de l'efficacité énergétique et donc dans les 10% de réduction demandé dans un premier temps ?

    La rationalisation des surfaces occupées est une piste tout à fait intéressante et pertinente. On constate souvent d'ailleurs que certains bâtiments sont peu utilisés alors que le chauffage y est maintenu.
  • Est-ce qu'une réfection de la toiture en résine blanche est considérée comme une démarche d'efficacité énergétique ?

    Le temps de retour sera peut-être élevé, mais oui, c'est tout à fait une piste pour réduire les besoins en énergie et améliorer l'efficacité énergétique.
  • Qu'est-ce que le temps de retour brut sur investissement, comment le calculer ?

    C'est le rapport entre le montant de l'investissement réalisé et le gain financier annuel généré par l'action projetée. Le temps de retour brut est d'autant plus réduit que le coût de l'énergie est élevé.
  • Si on parle de sobriété et de consommation purement et simplement, comment atteindre l'objectif de 10 % avec une production qui augmente de 20%/an ?

    Le simple indicateur de consommation est compliqué a appréhender. Si mon activité augmente de 20% par an je ne vais pas atteindre l'objectif de consommations (sobriété) même si je peux être plus efficient (kWh/prod). Comment calculer ?

    Pour simuler l'économie réelle, il faut avoir les bons sous-comptages et un modèle de calcul avec des indicateurs spécifiques qui prenne en compte tous les paramètres d'influence (y compris l'augmentation ou la réduction de l'activité), pour pouvoir simuler l'économie réelle avant et après travaux.

  • Quel est le coût d'un audit énergétique ?

    Le coût de l'audit est très variable et dépend essentiellement du niveau d'instrumentation. Si le site ne dispose de moyens de mesure et de suivi des consommations (comptages), il conviendra d'intégrer le coût de la mise en place de ces comptages et le coût des mesures. La fourchette de prix peut ainsi se situer entre quelques milliers d'euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

    Ces audits peuvent, rappelons-le, être subventionnés à hauteur de 50 à 70% pour les entreprises de moins de 250 salariés (financement ADEME). Pour ce qui concerne les bâtiments, le coût varie selon le nombre de bâtiments et la surface auditée.

  • Comment prendre en compte les coûts de fabrication et de recyclage des solutions proposées ?

    Le retour sur investissement dans un équipement moins énergivore devrait prendre en compte son coût de fabrication et le coût du recyclage de l'ancien équipement déposé. Il est souvent plus économique de rénover un équipement plutôt que de le remplacer. Il faut prendre en compte l'impact environnemental de ces investissements.

    L'audit énergétique en tant que tel n'intègre pas ces aspects. Il existe d'autres approches que l'audit énergétique, comme le bilan carbone ou l'analyse du cycle de vie, qui les prend en compte.

  • Y a-t-il une obligation de certification ISO 50001 pour les entreprises supérieures à 100 TJ (Térajoules) ?

    Le seuil de 100 térajoules exigeant la mise en œuvre d'un système de management de l'Energie certifié figure effectivement dans le projet de révision de la Directive relative à l'Efficacité Energétique. La future version de la directive ne s'appliquera pas en droit Français avant 2024.
  • La certification ISO 50001 nous exempte de l'audit énergétique. Etre certifié nous permet-il de "valider" cette étape ?

    La certification ISO 50001 permet effectivement d'être exempté de la réalisation d'un audit énergétique. Comme cela a été indiqué ci-dessus, tout plan d'action (PPE, démarche ISO 50001...) qui permet d'atteindre les 10% de réduction de la consommation d'énergie est dans le scope du plan de sobriété énergétique.

    Le saviez-vous ? Apave propose une formation "Mettre en place un système de management de l’énergie ISO 50001"

  • Peut-on évaluer le coût d'une certification ISO 50001 ?

    Il y a tout d'abord un volet mise en place d'un système de management de l'énergie, qui implique la mobilisation d'une personne dédiée, même si ce n'est pas forcément à temps plein selon la taille de l'entreprise. La mobilisation sera plus ou moins importante si l'entreprise a déjà un système de management type ISO 9000, ISO 14001 ou ISO 45001. Ce type de projet se conduit généralement sur une période de 6 à 12 mois, voire 18 mois.

    Il y a également bien souvent de l'accompagnement externe, généralement 10 à 20 jours d'accompagnement. Et enfin la certification en tant que telle, qui dépend de la taille de l'entreprise, et qui s'étale sur 3 ans (certification initiale et audits de suivi).

    Le coût varie ainsi de plusieurs milliers d'euros à plusieurs dizaines de milliers d'euros.

[Guide Pratique] Vos leviers d’action pour développer votre sobriété énergétique en toute sécurité
Comment concilier performance économique, sécurité et développement durable ?

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